Citation du jour: « L’ homme et la nature ne font qu’un. La proteger c’est preserver l’avenir de l’homme « .

Donald Trump qualifie le changement climatique de « plus grande arnaque » à l’ONU : quelles conséquences pour le monde et l’Afrique ?

Lors de son intervention à la tribune de l’ONU le 23 septembre 2025, Donald Trump, l’actuel président des États-Unis, a relancé le débat mondial sur le changement climatique en qualifiant ce phénomène de « plus grande arnaque jamais menée contre le monde ». Il a également remis en cause le concept de bilan carbone, qu’il a qualifié de « supercherie inventée par des gens aux intentions malveillantes ». Une déclaration qui ne manquera pas de faire réagir les communautés scientifiques, les acteurs de la société civile et les nations les plus vulnérables au réchauffement planétaire, en particulier en Afrique.

L’affirmation de Trump s’inscrit dans une longue tradition de climatoscepticisme. Selon la vaste majorité des scientifiques, le réchauffement climatique est un phénomène réel, observé et mesuré depuis des décennies. Les données satellitaires et les relevés terrestres montrent une hausse constante des températures, la fonte accélérée des glaciers et des calottes polaires, ainsi que l’augmentation de la fréquence des catastrophes naturelles.
Remettre en cause le bilan carbone revient à nier le rôle des émissions de gaz à effet de serre dans le dérèglement climatique. Cette approche, selon les experts, pourrait retarder la mise en œuvre de politiques ambitieuses de transition énergétique, de réduction des émissions industrielles et de protection des écosystèmes.

Les propos de Trump interviennent dans un contexte où la diplomatie climatique peine déjà à atteindre des accords contraignants. En qualifiant la lutte contre le réchauffement climatique d’« arnaque », le président américain relance un débat idéologique sur la responsabilité des nations industrialisées et leur engagement à soutenir les pays en développement dans leur adaptation. Cela pourrait compliquer les négociations autour du financement climatique, un enjeu crucial pour l’Afrique, où de nombreux pays dépendent des aides internationales pour renforcer leur résilience face aux sécheresses, inondations et phénomènes extrêmes.

L’Afrique est considérée comme le continent le plus vulnérable au changement climatique malgré sa faible contribution historique aux émissions de CO₂. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les températures sur le continent pourraient augmenter de 3 à 6 °C d’ici la fin du siècle, exacerbant la désertification, la raréfaction de l’eau et la perte de biodiversité.
Si les grandes puissances adoptent des positions climatosceptiques, comme celles exprimées par Trump, le financement et le soutien technologique pour la transition écologique en Afrique pourraient être réduits. Cela risque de ralentir la mise en place de projets d’énergie renouvelable, d’agroécologie et de gestion durable des ressources naturelles, déjà en cours dans plusieurs pays africains.

Malgré les déclarations controversées, la science et la communauté internationale continuent de souligner l’urgence de l’action climatique. Les événements extrêmes récents, de la canicule en Europe aux inondations en Asie et aux sécheresses en Afrique, rappellent que le changement climatique n’est pas une théorie mais une réalité tangible. Les décideurs africains, confrontés à ces défis, sont appelés à renforcer leur résilience et à diversifier leurs partenariats, en s’appuyant sur les financements climat et les technologies durables indépendamment des fluctuations politiques mondiales.

La déclaration de Donald Trump à l’ONU constitue un pas supplémentaire dans la sphère du climatoscepticisme et souligne la persistance des tensions entre science, politique et économie. Si elle peut paraître marginale face à l’urgence climatique, ses répercussions sur le financement international et la coopération scientifique ne sont pas négligeables, surtout pour les pays africains, qui restent en première ligne face aux impacts du réchauffement global. Dans ce contexte, la mobilisation scientifique et citoyenne reste un levier crucial pour contrer la désinformation et accélérer la transition écologique mondiale.

Envirinfos

Envirinfos

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x