Citation du jour: « L’ homme et la nature ne font qu’un. La proteger c’est preserver l’avenir de l’homme « .

Inondations historiques dans l’État de Washington : le climat se dérègle, la politique s’enflamme.

L’État de Washington vit depuis plusieurs jours l’un des épisodes d’inondations les plus sévères de son histoire récente. Une puissante atmospheric river s’abat sur tout le Nord-Ouest américain, déversant des quantités record de pluies sur les vallées du Skagit, du Snohomish et du Puyallup. Les autorités ont déjà ordonné des milliers d’évacuations, tandis que près de 100 000 personnes restent en zone à risque immédiat.

Routes coupées, glissements de terrain, infrastructures submergées : le bilan matériel s’alourdit d’heure en heure. Les services météorologiques préviennent que le cumul total pourrait atteindre 5 trillions de gallons d’eau sur la semaine, un niveau qui dépasse les repères historiques de la région. Les centres d’hébergement temporaire accueillent déjà plus de 3 800 sinistrés, tandis que les équipes de secours opèrent sans répit.

Pour les climatologues, le lien avec le changement climatique ne fait plus débat. Le réchauffement accentue l’évaporation, charge l’atmosphère en humidité et renforce l’intensité des pluies extrêmes. Plusieurs études nationales démontrent que ces phénomènes, autrefois exceptionnels, deviennent plus fréquents et plus destructeurs, générant des dizaines de milliards de dollars de pertes chaque année.

Ce nouvel épisode relance un débat politique déjà sous tension. Le président Donald Trump maintient une ligne de conduite très éloignée du consensus scientifique : son administration a mis fin à la mise à jour d’une base fédérale clé permettant de suivre les coûts liés aux catastrophes climatiques. Une décision dénoncée par des parlementaires et experts qui y voient une opacité dangereuse à l’heure où les phénomènes extrêmes se multiplient.

Parallèlement, la posture américaine sur la scène internationale interroge. L’absence de représentation de haut niveau des États-Unis lors de la COP30 et les déclarations répétées du président minimisant l’urgence climatique contrastent avec l’ampleur des dégâts observés dans le pays.

Alors que les eaux poursuivent leur montée, les habitants de Washington espèrent un répit, mais la crise rappelle brutalement l’enjeu : l’adaptation au changement climatique n’est plus un débat académique, c’est désormais une urgence nationale.

marketing-service

marketing-service

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x