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Burkina Faso Face à une crise environnementale : déforestation et impacts économiques

Des statistiques de la Direction Générale des Etudes et des Statistiques Sectorielles (DGESS) du ministère de l’environnement au Burkina Faso révèlent une réalité alarmante : le pays perd en moyenne 0,72% de sa couverture forestière chaque année. Cette révélation a été faite le jeudi 14 décembre 2023 à Ouagadougou lors de la première session du cadre de concertation ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Organisations Non Gouvernementales et Associations de développement ( MEEA-ONG/ AD.)

Ces chiffres, bien que déjà préoccupants, prennent une ampleur significative lorsqu’on analyse les statistiques essentielles sur la végétation et la dégradation de l’environnement dans le pays des Hommes Intègres.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Burkina Faso, couvrant environ 20,6% de forêts sur son territoire, soit 5 649 000 hectares, est confronté à une perte annuelle de 0,87% entre 1990 et 2010, totalisant 59 900 hectares par an. Ces forêts renferment environ 292 millions de tonnes de carbone dans la biomasse forestière vivante.

Pourtant, de 2000 à 2020, le Burkina Faso a subi un changement net de -9,17 kha (-0,36%) de la couverture arborée. Le gouvernement estime que près de 110 000 hectares de couverture forestière disparaissent chaque année en raison de facteurs tels que l’expansion agricole, le surpâturage du bétail, les feux de brousse et la demande de bois de chauffage et de charbon de bois.

La dégradation de l’environnement au Burkina Faso est largement attribuable à des facteurs anthropiques. Selon le Quatrième Rapport sur l’État de l’Environnement, l’expansion agricole est un contributeur majeur, exerçant une pression considérable sur les terres et entraînant la déforestation. Le surpâturage du bétail, les feux de brousse délibérés et la demande croissante de bois de chauffage et de charbon de bois contribuent également à la dégradation des forêts.

La dégradation de l’environnement a des répercussions majeures sur l’économie burkinabè. Avec plus de la moitié de la population dépendante des ressources naturelles, notamment dans l’agriculture, la foresterie et la pêche, la déforestation entraîne une perte directe de moyens de subsistance. La réduction de la productivité agricole affecte la sécurité alimentaire et les revenus des ménages.

De plus, les bouleversements climatiques, associés à la dégradation environnementale, ont des conséquences dévastatrices sur l’agriculture. Le Burkina Faso doit relever le défi de maintenir une économie stable tout en préservant ses ressources naturelles.

La nécessité d’une action immédiate est indiscutable. Les statistiques soulignent la pression critique sur les ressources forestières et la nécessité d’adopter des stratégies de gestion durable. Une gouvernance forestière renforcée et des efforts concertés pour atténuer les pressions anthropiques sont impératifs pour assurer un avenir écologiquement viable et économiquement robuste.

En résumé, la dégradation de l’environnement au Burkina Faso ne représente pas seulement une menace pour la biodiversité et les écosystèmes, mais également un défi économique majeur. La conservation des ressources naturelles devient une condition préalable au développement durable, exigeant une collaboration nationale et internationale pour assurer un équilibre entre la croissance économique et la préservation de l’environnement.

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