Ouagadougou le 28 juillet 2026, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à travers le Programme de Micro financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM), a franchi une étape décisive dans la protection de l’environnement et le développement local. Lors d’une cérémonie officielle de signature d’accords, un montant global de près d’un milliard de Francs CFA (environ 1,43 million de dollars US) a été alloué au financement direct de trente (30) projets portés par des organisations de la société civile.
Le Programme de Micro financement (PMF), sous-mécanisme stratégique du FEM mis en œuvre par le PNUD, confirme une fois de plus son rôle pivot d’appui direct des Organisations Non Gouvernementales (ONG), associations et Organisations Communautaires à la Base (OCB) afin de promouvoir la préservation de l’environnement tout en améliorant concrètement les conditions de vie des populations.
Pour cette VIIIᵉ phase opérationnelle (2024–2028), le processus de sélection a été rigoureux. Sur trois appels à projets lancés, la Coordination nationale du FEM sous la conduite du camarade Noel Compaoré et l’équipe du Comité National de Pilotage (CNP) ont examiné 316 propositions sur les 526 enregistrées.


À l’issue des travaux menés entre décembre 2025 et mai 2026, 30 projets ont été approuvés dans huit (8) régions du pays : Bankuy, Guiriko, Kuilsés, Nakambé, Nando, Nazinon, Kadiogo et Yaadga.
Les financements accordés couvrent cinq axes majeurs : la lutte contre le changement climatique, la restauration des terres dégradées, la sauvegarde de la biodiversité, la gestion des produits chimiques et déchets, ainsi que le renforcement des capacités avec la répartition suivante :
- 200 000 $US pour cinq (5) projets sur les Aires et Patrimoines Autochtones et Communautaires (APAC),
- 920 484 $US de fonds STAR pour le financement de 18 projets,
- 318 818 $US de fonds CORE pour 7 projets,
Un coup de chapeau mérité au PNUD et au PMF/FEM
Il convient d’adresser des félicitations chaleureuses au PNUD et à la Coordination du PMF/FEM pour cet engagement constant aux côtés des acteurs du terrain. En choisissant d’investir directement au niveau local, le PNUD démontre que la réponse aux grands défis climatiques mondiaux passe avant tout par des actions concrètes, participatives et ancrées dans les réalités communautaires.
Toutefois, cette formidable initiative met aussi en lumière un besoin immense et encore insatisfait. Sur les 526 projets soumis par les associations locales, seuls 30 ont pu trouver un financement.
Plus de 490 projets élaborés par les communautés restent à ce jour en attente de soutien.
Cette forte mobilisation prouve la maturité et la détermination de la société civile burkinabè à agir pour son environnement. C’est pourquoi un appel urgent est lancé à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, et acteurs du secteur privé à rejoindre cet élan pour accompagner ces projets en attente afin de permettre la démultiplication de l’impact sur le terrain et d’offrir un avenir plus résilient à des milliers de ménages.
La rédaction



